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Présentation de l’Androy

PRESENTATION  DE l’ANDROY
(source principale : Monographie de la Région Androy - 2005)

La Région de l’Androy

Géographiquement localisée dans l’Extrême Sud de Madagascar, la région Androy s’étend sur 19 540 km2. La Région compte quatre Districts : Ambovombe-Androy, Bekily, Beloha-Androy et Tsihombe, 51 communes et 881 fokontany.

Population

Population totale estimée en 2005 à 600 000 habitants caractérisée par une population jeune majoritairement rurale. Taux d’accroissement démographique : 2,7  % : population doublera dans 25 ans si aucune mesure de planification familiale adéquate. Population majoritairement Antandroy, avec la présence non-négligeable d’autres groupes ethniques : Antanosy, Mahafaly, Merina et Betsileo.

Répartition et densité de population par District – Superficie par District

District/Région

Nombre de communes

Population totale

Superficie

km2

Densité de population
au km2

Ambovombe-Androy

  19

  265 142

  6 617

   40

Bekily

  19

  135 513

  5 575

   24

Beloha-Androy

  6

  76 515

  4 667

   16

Tsihombe

  7

  71 248

  2 499

   29

REGION ANDROY

   51

  548 418

  19 538

   28

Climatologie

De nombreuses sources et divers indicateurs citent la Région Androy comme étant la plus pauvre de Madagascar. En cause notamment son climat semi-aride avec une précipitation moyenne de 400 mm mal répartie dans l’année. On observe une diminution significative de l’intensité des précipitations de la zone Nord vers l’extrême Sud de la zone littorale. La sécheresse présente une variation périodique tous les huit à dix ans. L’irrégularité pluviométrique, combinée avec les variations et l’importance des amplitudes thermiques, favorise souvent la dégradation du sol. La Région est soumise à une présence quasi permanente de vent fort et desséchant du Sud « Tiokatimo ».

Economie

Cette situation fait que l’Androy connaît un problème chronique et sévère de disponibilité et d’accessibilité en eau : source de maladies, d’insécurité alimentaire chronique, de migration, de dégradation de la capacité de production agricole – en somme une source d’aggravation de la pauvreté.

Les capacités de production agricole dépendent du régime de précipitation de l’année. Des épisodes récurrents de kere ([kéré] = disette, famine) surviennent dans la région dès que la pluviométrie baisse.

Les moyens disponibles ne réussissant pas à être à la hauteur des besoins, diverses institutions et structures s’investissent dans la zone.

Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire, l’UNICEF et le Programme Alimentaire Mondial oeuvrent dans la nutrition. Les coopérations européenne et française travaillent dans le cadre des cantines scolaires et semences améliorées. Le Conseil général de l’Eure s’investit depuis une dizaine d’années dans l’éducation et l’appui aux communes en collaboration avec l’Association française des Volontaires du Progrès, dans le district de Tsihombe.

Un réseau de pipelines transférant de l’eau des fleuves Mandrare et Sampona vers les principales agglomérations de l’Androy est en cours de travaux sur financement de la coopération japonaise, suisse et européenne, sous la coordination de l’Alimentation en Eau dans le Sud (AES)

Outre son implication remarquable dans le microcrédit et dans la nutrition dans l’Androy, l’ ONG GRET a mis en place des impluvia dans la région Androy et des citernes dans les écoles.

L’AES a confié la distribution de l’eau à des opérateurs économiques qui se ravitaillent souvent au niveau des points d’eau des pipelines. Ils transportent l’eau en charrettes et la vendent dans les différentes localités à un prix variable selon les villages et les saisons.

Pendant le kere de 2006 – 2007, SoaMad établit des contacts dans l’Androy pour identifier des actions de solidarité à entreprendre. Les propositions reçues des acteurs de développement et autorités ont convergé vers la construction de puits dans les communes de Beloha et Kopoky. Aucune institution extérieure ne travaillait pour l’approvisionnement en eau dans ces deux communes. Le sous-sol sablonneux renferme des nappes dont l’eau est douce selon des évaluations réalisées en 2003. Pendant les visites sur place en juillet 2007 et les enquêtes ‘préliminaires’, les populations ont confirmé que la construction de puits correspondait à leurs besoins prioritaires.

Le District de Beloha

d’une superficie de 6 789 km2 comprend 6 communes : Beloha, Tranoroa, Kopoky, Tranovaho, Marolinta et Behabobo.

La population était de 108 390 habitants au recensement de 2005.  Densité de la population : 15,96.

Commune de Beloha : 27 288 habitants - Commune de Kopoky : 18 601 habitants.

La majeure partie de la population du District de Beloha est constituée de paysans qui pratiquent principalement de la culture vivrière.

Les cultures dominantes : manioc, patate douce, niébé (voanemba=légumes secs entre les haricots et les pois de bambara), antsoroky ou mahafaly (lentilles) et pastèque, melon, potiron, maïs, konoke (variété de légumiers de la même famille que le pois de Cap cultivé principalement dans le littoral : Marolinta et Tranovaho)

Depuis des années, la production de maïs est mauvaise, la population cultive le petit mil et le sorgho. Les autres variétés de pois de Cap et haricots se trouvent uniquement à Marolinta.

Forêt : Superficies boisées : 344 km2 – Produits exotiques : raketa (cactus), goyaves, mangues, lamoty (jujubier), baobab.

Elevage  : En héritage traditionnel de leurs ancêtres, ils élèvent des bovidés et des ovins/caprins destinés aux marchés locaux pour la consommation courante. La vente des poils des chèvres dites « angora » et des brebis « merinos » est l’une des activités des éleveurs ravitaillant ainsi les artisans locaux d’Ampanihy-Ouest.

Une partie de la population du littoral Sud, de l’embouchure de la Menarandra au Cap Sainte-Marie, s’adonne à la pêche maritime. Les produits sont destinés à la consommation locale.

Statistiques du cheptel animal

COMMUNE

Bovins

Porcins

Ovins

Caprins

Volaille

Beloha

13 225

150

12 100

34 200

40 400

Kopoky

12 102

-

10 400

23 100

35 600

Les citadins qui sont pour la plupart des ouvriers, des fonctionnaires, des commerçants, des démarcheurs ou des sans-emploi, se sont concentrés dans quelques agglomérations plus ou moins peuplées.

Les Antandroy constituent l’ethnie dominante dans le District : ‘peuple travailleur n’ayant pour trésor que le cheptel vif destiné aux cérémonies funéraires à la fin de la vie’. Viennent ensuite les Mahafaly, Vezo, Antanosy, Antaisaka, Betsileo et Merina.

Industrie et artisanat :

1. Huilerie MAZAVA : personnel = 08, collecteurs = 04. Matières premières : graines de Jatropha (Atratra) produit huile de jatropha, ficellerie, savonnerie, bicarbonate.

2. Agence SEAR – Société d’Exploitation Agricole de Ranopiso collecte de l’ Atratra (jatropha) et du Trongatra (pervenche) à Beloha-Androy.

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Le village d’Itilihitse où sera construit le premier puits

Les actions à entreprendre sont nombreuses.
Réaliser le premier objectif « Améliorer l’accès à l’eau potable des populations des six villages »
constituera une première étape.

Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter SoaMad


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Documents joints


Présentation de l’Androy
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